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Les illusions perdues

Des gîtes près d'Aubusson mais en pleine nature pour les "Robinsons" en quête d'aventures!

Les illusions perdues

Creusoe vue depuis le corps de ferme 5 scaled

Quatrième partie et suite de Creusoé et la caisse mystérieuse

À présent que le contenu de la caisse avait était révélé et ne faisait plus mystère, Vendredi se sevrait depuis plus de 3 mois de la belle fable qui lui avait été contée par Robinson à propos des œufs qu'elle devait contenir et de l'industrie d'élevage, puis de consommation qu'ils en feraient tous deux.

Point d'omelette, de volailles rôties et il fallait de plus attendre avant de savoir à quoi ressemblait un jambon.

Attendre, attendre et encore attendre. Toujours attendre. Sans que la délivrance ne vienne jamais.

Ce futur si prometteur s'éloignait à mesure que le temps s'écoulait, telle la ligne d'horizon nargue le promeneur dans son avancée vers un but indéterminé.

Les nuits de transe à imaginer les folies qu'ils allaient faire de ces victuailles l'avaient quitté.

Les flammes du feu du campement ne dansaient plus pour accompagner sa panse alors qu'il entrait jadis en transe dans ses songes nocturnes.

Depuis, les champignons qu'il trouvait lors de ses déplacements en forêt n'avaient plus la délicieuse saveur qui lui montait en bouche alors qu'il les imaginait accompagner l'omelette qu'ils allaient engloutir.

Tout lui paraissait à présent fade et insipide, il en était même venu à ne plus les ramasser et à les laisser sur le bas côté.

Robinson ne savait plus que faire et se sentait coupable de s'être fourvoyé et se tenait pour responsable de la dépression qui guettait à présent son ami.

- "Veux tu un peu plus de salade de pissenlits à l'huile de noix ?" proposait-il à son compère tout en lui tendant son assiette. Il était prêt à tout céder pour que le binôme retrouve la jovialité d'antan.

Vendredi se fendit d'un hochement latéral pour lui signifier son inappétence à cette généreuse proposition.

- "Tout cela est la faute de Creusoé ! Maudit soit le jour de sa visite et où le mystère nous fut révélé !  Cela ne peut plus durer ! Je vais de ce pas m'expliquer avec lui !" s'exclama Robinson tout en jetant son assiette en terre cuite qui vint se fracasser contre la hutte.

À ces mots, Robinson décelait enfin une lueur d'espoir dans les yeux de son protégé. Redoublant de vigueur,  il parti illico en direction de Vallière, lieu de résidence de cet oiseau de malheur qu'était devenu Creusoé qui en perçant le mystère, lui avait transpercé le cœur.

Creusoé allait bientôt être sommé de s'excuser de s'être fait dérober la caisse dont Vendredi l'avait allégé et son argumentaire avait tout intérêt d'être solide et construit, à défaut, la foudre de Robinson allait l'atteindre d'une fulgurance jamais vue.

- "Hé quoi ?! Quel individu doté des sentiments les plus élémentaires envers son prochain n'aurait pas eu honte d'en faire sombrer un autre de par la révélation d'une quelconque vérité ?" se disait Robinson tout en avançant.

- "Il aurait dû s'abstenir, se taire ! Voilà tout !" s'écria-t-il. Après quelques centaines de mètres, ses pensées avaient fini par transiter en monologue.

- "Je vais le ramener au campement afin qu'il confirme devant Vendredi qu'il s'est trompé et que cette caisse contient bien des œufs. Point final" enchaînât-il.

À suivre... Le jambon de Creusoé.

 

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