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Vendredi et la caisse mystérieuse

Des gîtes près d'Aubusson mais en pleine nature pour les "Robinsons" en quête d'aventures!

Vendredi et la caisse mystérieuse

Vendredi et la caisse mysterieuse en bois

Deuxième partie et suite de « Robinson et la caisse mystérieuse »

Dix-huit jours s’étaient écoulés depuis que Vendredi avait fait expédition dans le secteur d’Aubusson pour quérir nourriture.
Il y avait trouvé et ramené à Creusoé cette caisse si mystérieuse et prometteuse à la fois qui, aux dires de Robinson, ne devait être ouverte sous aucun prétexte sous peine d’en gâcher son contenu.

Recouverte d’une fine et abondante poudre de sable blanc, à ce qu’en avait déduit Robinson, elle contenait probablement des œufs et il ne fallait y toucher. Simplement attendre. Attendre que le temps fasse son œuvre, les poussins allaient apparaitre et alors pour moitié d’entre eux, un véritable festin les attendait.

Quant au reste il aurait la grâce de vivre pour que leurs descendances soient mangées pour moitié et sans attendre !

En omelette, à la coque, sur le plat ou autre, les recettes ne manquaient pas, quand au reste, il aurait la grâce de vivre pour que leurs descendances… etc.., etc…etc…

Ah là là, qu’il avait de la chance d’avoir Robinson avec lui avait-il pensé alors en se faisant conter et conter encore le futur gargantuesque repas qui les attendait. Fini les noix de coco à tous les repas !

Tant de génie en cet homme qu’était Robinson, qu’il admirait à chaque ordre qu’il recevait. Qu’il en eût de la chance d’avoir pour ami cet homme-là, tant de savoir et de connaissance, le monde civilisé avait perdu un grand homme et Vendredi de ce fait, la civilisation à portée de main, il buvait ses paroles, s’enivrait de ses mots et se délectait de son savoir.

La stratégie était actée, ils n’y toucheraient, ni l’un ni l’autre.

Mais, jour après jour, à mesure que Vendredi réclamait l’histoire, son estomac le tiraillait de plus en plus fort et son appétence pour goûter au plus tôt à cette bonne fortune croissait, la nuit surtout.

Mais cette nuit-là, cette nuit de trop, allongé depuis sa cahute, voir cette caisse, mais cette caisse, couvant ces victuailles près du feu, avec ces flammes faisant la danse du ventre pour mieux l’ensorceler lui était devenu insupportable et l’idée qui avait grandi avec le temps pris possession de lui.

Hé quoi ? Il pouvait bien l’ouvrir discrètement cette caisse, y plonger la main et en prélever un œuf, un seul œuf et le mangerait comme acompte des folies à venir. Robinson n’en saurait rien, voilà tout.

Il s’avança d’un pas de sioux, mais arrivé au plus près, il ne vit pas l’angle de la caisse qui le fit trébucher et lui fit renverser la caisse dans le tas de cendres placées aux abords du foyer.

- « Hé quoi, c’est toi qui fait tout ce tintamarre Vendredi ?!!! », s’exclama Robinson.

- « Euh… », répondit vendredi tout penaud.

- « Mais, regarde, la caisse en plastique a fondu et tout son contenu est à présent dans les cendres ! Va vite me chercher la caisse en bois dans la remise, nous allons racler le tas de cendre avec. Elle fera office de pelle mécanique en se remplissant du tas de cendres, les œufs sont dedans, c’est sûr. Nous refermerons la boite et les œufs continuerons de couver à l’intérieur. », dit Robinson d’un air vif et déterminé.

- « Mais… Tu ne veux pas… Tu ne veux pas qu’on regarde avant … Juste pour voir si ce sont bien des œufs qu’il y avait dedans ?» dit Vendredi hésitant et n’étant pas encore tout à fait sorti de son état d’envoutement, mais assez pour s’inquiéter de la foudre qui allait sortir de la réponse de Robinson.

- « VA ME CHER-CHER LA CAI-SSE. Tu crois que tu ne les as pas assez remués comme cela ? Il faut en plus que tu les sortes de leur cocon ?! » lança sèchement Robinson.

Vendredi s’exécuta, et revint une poignée de secondes plus tard avec la boite en bois qui leur servirait de secours et la tendit à son binôme.

Robinson, couchât la caisse, l’ouverture côté cendres et la poussa en s’assurant de bien râcler le sol afin de ne pas casser d’œuf en la remplissant du tout. Il la referma en reposant le couvercle sur le dessus. L’affaire était réglée. Tous deux allèrent se recoucher.

A suivre... Creusoé et la caisse mystérieuse

 

2 réponses

  1. […] Troisième partie et suite de "Vendredi et la caisse mystérieuse". […]

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