Une semaine de vacances
La fin Juillet était là et les vacances étaient enfin arrivées, mais nous ne le savions pas encore.
Les valises n'étaient pas prêtes, les séjours pas réservés, la destination n'étant pas plus arrêtée que le trajet.
C'est alors, que ce samedi, Michel et Joëlle arrivèrent à Creusoé pour m'apprendre peu à peu que les vacances commençaient dès cet instant.
À peine débarqués de leur voiture, j'eu la sensation que c'était eux qui m'acueillaient tant je sentis leur décontraction. Leur sourire aurait invité quiconque à vouloir mieux les connaître.
Si j'avais été cet étranger passant la porte d'un restaurant cherchant une place dans une salle bondées de convives anonymes, l'envie de me faufiler à travers les tables pour mieux venir m'assoir à leur côté m'aurait prise.
Si j'avais été cet écolier regroupé avec ses nouveaux camarades dans la cour d'établissement, au mot d'ordre de l'instituteur d'entrer en cours, je me serais arrangé pour me placer à côté d'eux dans la classe.
Mais, dans le cas présent, la cloche de rassemblement n'allait pas retentir dans la cour, l'école était finie depuis bien longtemps pour moi, comme pour Michel, ancien proviseur et principal de l'éducation nationale.
Cétait eux qui avaient, parmi toutes les destinations possibles, choisi Creusoé pour leurs vacances.
A leur départ, mon instinct fût confirmé, je les quittais en agitant les bras en signe d'au revoir en direction de leur voiture s'éloignant, alors qu'ils me répondaient tous deux en cœur du même geste, ce qui voulait tout dire, de la semaine de vacances que mon épouse et moi venions de passer.
À présent, tout le monde était rentré et le parking de Creusoé semblait bien vide.
